18 veuves des militaires emprisonnées à Kolwezi

Publié le par Congo indépendant

Les autorités militaires du Katanga ont affirmé poursuivre ces personnes parce qu’elles ont assisté à une réunion politique, organisée dans un camp militaire, par les «Patriotes Kabilistes».

Pour les membres de ce parti, "arrêtés depuis mardi dernier à Kolwezi, plus de 300 Kilomètres de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, aucune solution judiciaire n’a été trouvé jusqu’ici.

Dans une déclaration à radiookapi.net, le président des " Patriotes Kabilistes ", qui a qualifié cette arrestation «d’arbitraire», a exigé la libération, sans condition, de ces militants, clamant leur innocence.

«Depuis leur arrestation, toutes ces personnes sont privées de visite et d’assistance judiciaire», a déclaré Mwenze Kongolo qui a déploré leurs conditions de détention.

Ceci porte à croire, selon lui, qu’il y a anguille sous roche dans ce dossier, a -t-il soutenu. Le président national des " Patriotes Kabilistes " a estimé que les veuves des militaires sensibilisées ne sont pas apolitiques et que rien ne peut les empêcher d’assister à un rassemblement politique, dès lors que les autorités militaires locales avaient autorisé cette manifestation.

" C’était une rencontre banale d’un parti. Tous les partis passent par ce camp des veuves. Le PPRD (NDLR : parti présidentiel) a même distribué de la nourriture là bas, l’UNAFEC (NDLR : parti du président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza), tout le monde passe par là. Lorsqu’il s’est agi des " Patriotes Kabilistes " de Mwenze Kongolo, il fallait arrêter les gens ", s’est-il indigné, choqué.

De leur côté, les sources militaires du Katanga affirment que les réunions politiques sont interdites dans les camps militaires. Si elles se tiennent, les organisateurs pourraient être poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

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