C’est arrivé à l’Assemblée nationale : le ministre Matenda répondant aux questions orales s’est écroulé devant les députés

Publié le par Digital Congo

Panique mercredi à la séance plénière de l’Assemblée nationale où le ministre des Finances Matenda Kyelu répondait à des questions orales et a été surpris par un malaise subit l’ayant fait écrouler en pleine intervention au perchoir de la représentation nationale

matendaAlors qu’il répondait hier aux questions orales des députés Clément Kanku et Emery Okundji, le ministre des Finances, pris d’épuisement, est tombé créant de l’émoi dans la salle du Congrès.  - Selon les dernières informations, le ministre des Finances serait hors du danger.

La salle du Congrès du Palais du peuple était en émoi hier, mercredi 11 novembre, quand, à 14 heures 05 précises, le ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu, qui répondait aux interventions des députés, 25 au total, relatives à deux questions orales des députés Clément Kanku Bukassa et Emery Ukundji adressées au ministre des Finances et de l’Economie, s’est écroulé. Que s’est-il réellement passé pour qu’on en arrive à ce point ? Quel est son état de santé actuel ?

En effet, la journée du mercredi, comme tous les mercredis, a été consacrée au contrôle parlementaire à travers deux questions orales des deux députés. La première portait sur la dépréciation du Franc congolais et la multiplicité des taxes ainsi que le contrôle des prix sur le marché ; tandis que la seconde portait sur la vente des immeubles de la Banque centrale par la haute direction de l’institut de monnaies.

Aux préoccupations du député Clément Kanku, le ministre des Finances a justifié la dépréciation monétaire par le fait de l’insuffisance de l’offre des devises, due à la chute des cours de nos principaux produits d’exportation et à la fermeture de la Bourse d’Anvers. Ainsi, au niveau du gouvernement, des mesures sont prises et appliquées sur le plan budgétaire avec des dépenses engagées à concurrence des recettes réalisées, et monétaire en maintenant le taux d’intérêt à un niveau supérieur et en vendant les billets de trésor, afin de maîtriser l’inflation.

A propos de la multiplicité des taxes, le ministre a soutenu que les impôts et taxes en vigueur procèdent des lois votées par le Parlement ; tout en reconnaissant des initiatives prises au niveau des entités décentralisées quant à certaines autres taxes à caractère provincial.

En rapport avec la question de l’honorable Ukundji, le ministre s’est dit non concerné par la question, la Banque centrale jouissant de son autonomie. A ce sujet, des députés ont exigé à ce que le mercredi prochain soit consacré à l’audition du gouverneur de la Banque centrale.

A la suite des réponses du ministre s’est engagé un débat qui a connu 25 interventions des députés. Ces interventions ont porté essentiellement sur le manque de mesures efficaces d’encadrement monétaire, la présence de beaucoup de billets neufs auprès des cambistes tandis que les fonctionnaires et députés sont payés en vieux billets de banque dont certains sont déchiquetés, le paiement des salaires au vieux taux de 500 Fc pour un dollar Us dès lors que la devise américaine se négocie à des taux au-delà de 900 Fc et le taux budgétaire de 2009 à 590 Fc, l’anarchie entretenue sur le terrain par les différents services percepteurs des impôts et taxes, etc.

A la suite de ces interventions, le ministre Matenda a été invité par le président des céans, Evariste Boshab, à rencontrer les préoccupations des députés. C’est au cours de ce laborieux exercice que le ministre des Finances s’est écroulé. Des députés médecins ont vite accouru à son secours tout en attendant l’arrivée du très pauvre trousseau de secours du dispensaire du Palais du peuple. Et même la chaise roulante d’un député vivant avec handicap a servi de civière pour évacuer le ministre malade vers le centre médical. Et c’est de là qu’une ambulance de la clinique Ngaliema avec le médecin directeur Tshamala en personne, est venue évacuer le malade.

Aux dernières informations, il y a eu plus de peur que de mal. Il se serait agi d’une crise due au surmenage. Le ministre Matenda, selon certains députés, travaille beaucoup ces derniers temps qu’on le voit dans les 17 différents sous-groupes de travail de la commission économico-financière qui travaille sur le budget.

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