Dongo : nouveaux accrochages entre les FARDC et les "PRC"

Publié le par KAYEMBE LUKENGU

Il se confirme que de nouveaux accrochages ont opposé, mardi 16 décembre, la coalition des forces gouvernementales aux "Patriotes-Résistants Congolais" dans la région de Dongo. A Bruxelles, les observateurs des relations belgo-congolaises ont noté des tractations assez particulières.

C’est une dépêche de l’AFP, datée jeudi 17 décembre, qui donne cette information. Selon une source militaire onusienne citée par cette agence, les forces gouvernementales rencontreraient "une résistance assez importante" de la part des "Patriotes-Résistants Congolais" (PRC) au sud de Dongo. "C’est un euphémisme qui veut dire en réalité que les forces loyalistes sont en difficulté", commente un expert militaire contacté par la rédaction de Congoindependant.

Ce nouveau développement semble confirmer les bribes d’informations en circulation depuis dimanche 14 décembre. On le sait, les forces gouvernementales avaient annoncé, ce jour, la reprise de Dongo. Sans livrer bataille. On apprenait par la suite que "le front" s’était étendu plus au sud. Et que des troupes loyalistes étaient tombées, dans la nuit de lundi et mardi matin, dans une embuscade à une dizaine de kilomètres de Dongo. Bilan : quinze blessés FARDC. Ceux-ci ont été évacués par la Monuc vers Gemena.

Dans un communiqué publié mercredi 16 décembre, les PRC ont annoncé, à leur tour, avoir repris Dongo après avoir "exterminé la quasi totalité des éléments présents à Dongo". Et d’ajouter: "Nos forces les ont ensuite pourchassés jusqu’à la localité de Likpangbala où l’ennemi croyait pouvoir trouver refuge. Mais nos forces les y ont poursuivies, et son actuellement à la poursuite de ceux qui s’étaient dirigées en direction d’Imese".

On assiste plus que jamais à la guerre des communiqués. L’AFP rapporte que les FARDC "ont dit" aux responsables de la Monuc qu’elles "ont tué" 47 insurgés et eu 32 blessés dans ses rangs, dont 15 ont été évacués par un hélicoptère de l’ONU à Gemena. Prudente, l’agence française de souligner que "ce bilan n’a pu être confirmé de source indépendante".

En marge des affrontements armés dans le Sud Ubangi, des observateurs des relations belgo-congolaises font état des tractations assez étranges à Bruxelles. Selon des sources, un général ex-Faz, ancien chef d’état-major des forces terrestres, aurait été aperçu, dimanche 13 décembre, dans un restaurant dans la commune bruxelloise de Laeken. Jusque là, il n’y a rien à fouetter un chat.

Sauf que l’invitant serait un ancien attaché militaire adjoint à l’ambassade de Belgique à Kinshasa. L’homme aurait des entrées à certains milieux politiques. Autres invités à cette rencontre : le fils ainé d’un opposant politique congolais et un candidat "malheureux" à la présidentielle de 2006. Un citoyen d’un pays d’Afrique centrale, connu pour sa proximité avec les renseignements militaires du royaume, était également de la partie. De quoi auraient-ils parlé? Il semble que trois sujets étaient au centre des discussions. A savoir: la "guerre" à Dongo, l’armée congolaise et les échéances politiques de 2011 en RD Congo...

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