Kinshasa : la VSV dénonce l’enlèvement d’un citoyen français par l’ex DEMIAP

Publié le par Radio Okapi

Selon un communiqué de l’ONG la Voix de sans voix (VSV) daté du 1er décembre, Henri Lucy, de nationalité française, a été enlevé le vendredi 28 novembre 2009 vers une destination inconnue, vers 15 heures, par des agents de l’état-major des Renseignements militaires (ex Détection militaire des activités anti-patrie, DEMIAP), au monastère des Prémontrés, dans la commune de Mont Ngafula. Cet enlèvement serait lié à l’entreprise « La Congolaise de l’Environnement » dont M. Lucy est responsable, rapporte radiookapi.net Six (6) agents en tenue civile se sont présentés auprès du personnel d’entretien du monastère des Prémontrés, sis Kinshasa/Mont-Ngafula, à la recherche sans mandat ni autre document de Henri Lucy. A sa sortie de chambre, ce dernier est surpris que les agents de la DEMIAP lui aient exigé d’exhiber ses pièces d’identité avant de l’entraîner de force dans sa chambre à coucher où il était en entretien avec un prêtre. Après la fouille de la chambre, la victime est amenée manu militari vers une destination inconnue ; son ordinateur et ses deux téléphones portables sont emportés, indique la VSV. D’après des recherches faites par des proches en vue de localiser la victime, celle-ci serait détenue à l’ex DEMIAP où elle serait gardée dans des conditions difficiles susceptibles de détériorer sa santé fragile suite à une affection, depuis plusieurs années, des mâchoires et des voies respiratoires. L’enlèvement de M. Henri Lucy serait lié à l’entreprise « La Congolaise de l’Environnement », spécialisée dans le traitement et la transformation des déchets ménagers et dont il est responsable. De ce qui précède, poursuit le communiqué, la VSV tient pour responsable le gouvernement de la RDC de l’enlèvement de Henri Lucy et exige. Cette ONG exige également la mise sur pied d’une enquête indépendante en vue de faire la lumière sur l’enlèvement de ce ressortissant français aux fins de sanctionner les coupables, commanditaires et exécutants, et ce, conformément à la loi ; Enfin, la VSV exige la libération de Henri Lucy ou sa présentation devant une instance judicaire compétente en cas de griefs sérieux à sa charge. Interrogé par radiookapi.net, le colonel Léon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC, s’est refusé à se prononcer sur une information basée sur un communiqué de la VSV.

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