La crise au sein de la CEI et ses conséquences vues par deux parlementaires

Publié le par KAYEMBE LUKENGU

Deux députés nationaux ont tenté d’évaluer les conséquences, chacun à sa manière, du désavoeu de quatre membres du bureau de la Commission électorale indépendante (CEI) à l'égard du président de cette institution, l’abbé Apollinaire Malu Malu. Ils se sont exprimés jeudi soir au cours de l’émission Dialogue entre Congolais, rapporte radiookapi.net

Abbé Apolinaire Malu Malu, présindent de la Cei

Ces députés, Ramazani Shadari et Martin Mukonkole, appartiennent respectivement au PPRD (AMP) et à l’opposition. Pour le premier, les quatre membres du bureau de la CEI signataires de la déclaration du désavoeu contre leur président, Apollinaire Malu Malu, n’ont pas respecté la loi et le règlement intérieur qui les régissent. « Il leur est interdit de faire des déclartions publiques ou privées qui entravent le fonctionnement de la CEI. Comme première conséquence, la déclaration va entraver, d’une manière ou d’une autre, le fonctionnement de la CEI », a expliqué le député Ramazani Shadari. En plus, l’élu du PPRD estime que les quatre ont proféré à l’égard du président de la CEI des imputations dommageables, un comportement, selon lui, interdit par l’article 65 du règlement intérieur. « Alors, je trouve que la procédure n’a pas été respectée », a conclu Ramazani Shadara qui considère que la démarche des quatre membres du bureau de la CEI a pour conséquence principale d’entamer la crédibilité de l’institution. « Heureusement que la CEI va disparaître au profit de la CENI », s’est-il consolé. De son côté, Martin Mukonkole, député de l’opposition, estime que le désavoeu des quatre contre Apollinaire Malu Malu est un constat de faillite et d’échec de la CEI. En conséquence, en cette période, on ne devrait plus permettre à cette institution de poser des actes en rapport avec le processus électoral. Tout ce que la CEI pourrait faire, estime-t-il, c’est de préparer son rapport de remise et reprise et de le déposer déjà à l’Assemblée nationale, en attendant la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont l’examen du projet de loi est inscrit parmi les matières des sessions extraordinaires en cours dans les deux chambres du Parlement.

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