Nord- Kivu: Les soldats des Fardc impayés depuis trois mois!
Les soldats des FARDC au Nord-Kivu sont en retard de paiement de leur solde de trois mois. Une situation qui fragilise la sécurité et préoccupe les autorités locales.
Le retard de la solde de trois mois des soldats des FARDC déployés au front dans la province du Nord-Kivu a été évoqué, le jeudi 23 avril à l’Assemblée provinciale de cette province de l’Est de la RDC.
Le lendemain, un soldat de l’armée régulière qui réclamait le payement de sa solde de 3 mois a tiré plusieurs coups de balle en l’air à Nyamilima, une localité située dans le territoire de Rusthuru. Une situation qui a semé la panique au sein de la population, rapporte radiookapi.net.
La même question de la solde des militaires est revenue en marge de l’ouverture de la session extraordinaire d’avril 2009 à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu.
Le président de cet organe délibérant, Bariyanga Rutuye, a dénoncé le détournement de la solde des militaires par certains de leurs responsables. D’après le député Bariyanga Rutuye, cité par la radio onusienne, si les militaires vivent sur le dos de la population, c’est parce que leur solde ne leur parvient pas. Il a estimé que cette situation doit prendre fin.
«Vous trouvez quelqu’un qui a fait 5 ans au front, parce que la guerre a fait plus de 5 ans, sa solde est envoyée», a-t-il dit avant de poursuivre : «C’est un commandant qui est en ville, à bord d’une Pajero qui bouffe sa solde alors que les militaires, eux, dans la vallée de Nyiragongo ou ici à Kibumba, n’ont pas même d’eau. Si ce militaire tracasse la population, c’est la faute à son commandant qui a bouffé son argent. Et là, nous allons commencer à interpeller le gouvernement central à travers nos sénateurs que nous avons envoyés là-bas, qu’ils posent un peu la question au gouvernement central. Et de s’interroger : « Comment on gère les militaires, dans une zone comme celle-ci, un territoire post-conflit, on laisse les militaires comme ça, à la merci de la nature. Et c’est la population qui paie le pot cassé, parce que la solde a été bouffée, ce n’est pas normal ».
La version du gouvernement
De son côté, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga, a déclaré que c’est l’opération d’intégration qui a retardé la paie des militaires.
Et d’ajouter : « Nous savons qu’au Nord-Kivu, il y a pas mal d’éléments qui ont rejoint les rangs des FARDC. Il y a seulement quelques jours que l’ensemble des opérations d’intégration ont été conclues et le Haut commandement avait estimé qu’il fallait que les opérations se terminent, pour que l’on commence à faire valoir le droit de ceux qui sont arrivés récemment dans les rangs des Forces armées en provenance des groupes armés, à être payés. Mais les anciens sont payés, les nouveaux ne le sont pas, ils vont l’être parce qu’on vient de conclure leur intégration ».
Le ministre Mende n’a pas, cependant, précisé la date de la paie de nouveaux éléments intégrés, estimant qu’il s’agit des opérations techniques. « C’est à peu près trois mois qu’on a commencé ces opérations d’intégration. C’est normal que tant que les opérations n’étaient pas terminées, qu’ils ne soient pas payés », a-t-il conclu.
KAYEMBE LUKENGU
Le retard de la solde de trois mois des soldats des FARDC déployés au front dans la province du Nord-Kivu a été évoqué, le jeudi 23 avril à l’Assemblée provinciale de cette province de l’Est de la RDC.
Le lendemain, un soldat de l’armée régulière qui réclamait le payement de sa solde de 3 mois a tiré plusieurs coups de balle en l’air à Nyamilima, une localité située dans le territoire de Rusthuru. Une situation qui a semé la panique au sein de la population, rapporte radiookapi.net.
La même question de la solde des militaires est revenue en marge de l’ouverture de la session extraordinaire d’avril 2009 à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu.
Le président de cet organe délibérant, Bariyanga Rutuye, a dénoncé le détournement de la solde des militaires par certains de leurs responsables. D’après le député Bariyanga Rutuye, cité par la radio onusienne, si les militaires vivent sur le dos de la population, c’est parce que leur solde ne leur parvient pas. Il a estimé que cette situation doit prendre fin.
«Vous trouvez quelqu’un qui a fait 5 ans au front, parce que la guerre a fait plus de 5 ans, sa solde est envoyée», a-t-il dit avant de poursuivre : «C’est un commandant qui est en ville, à bord d’une Pajero qui bouffe sa solde alors que les militaires, eux, dans la vallée de Nyiragongo ou ici à Kibumba, n’ont pas même d’eau. Si ce militaire tracasse la population, c’est la faute à son commandant qui a bouffé son argent. Et là, nous allons commencer à interpeller le gouvernement central à travers nos sénateurs que nous avons envoyés là-bas, qu’ils posent un peu la question au gouvernement central. Et de s’interroger : « Comment on gère les militaires, dans une zone comme celle-ci, un territoire post-conflit, on laisse les militaires comme ça, à la merci de la nature. Et c’est la population qui paie le pot cassé, parce que la solde a été bouffée, ce n’est pas normal ».
La version du gouvernement
De son côté, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga, a déclaré que c’est l’opération d’intégration qui a retardé la paie des militaires.
Et d’ajouter : « Nous savons qu’au Nord-Kivu, il y a pas mal d’éléments qui ont rejoint les rangs des FARDC. Il y a seulement quelques jours que l’ensemble des opérations d’intégration ont été conclues et le Haut commandement avait estimé qu’il fallait que les opérations se terminent, pour que l’on commence à faire valoir le droit de ceux qui sont arrivés récemment dans les rangs des Forces armées en provenance des groupes armés, à être payés. Mais les anciens sont payés, les nouveaux ne le sont pas, ils vont l’être parce qu’on vient de conclure leur intégration ».
Le ministre Mende n’a pas, cependant, précisé la date de la paie de nouveaux éléments intégrés, estimant qu’il s’agit des opérations techniques. « C’est à peu près trois mois qu’on a commencé ces opérations d’intégration. C’est normal que tant que les opérations n’étaient pas terminées, qu’ils ne soient pas payés », a-t-il conclu.
KAYEMBE LUKENGU
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