La RDC privée de parole dans les institutions internationales pour insolvabilité

Publié le par Congo Indépendant

Les fonctionnaires congolais œuvrant dans des institutions internationales ne comprennent pas que la République démocratique du Congo (RDC) soit privée de parole, faute de payement des redevances, parfois pour des sommes minimes, a rapporté jeudi 13 août une source de l’ONU.

Pour ces fonctionnaires, le gouvernement congolais qui souhaite son retour sur la scène internationale, doit commencer par honorer ses engagements de façon à pouvoir défendre sa cause sur l’échiquier international, a indiqué la source.
Un fonctionnaire de l’ambassade de la RDC en Suisse, a déclaré à radio Okapi que c’est la nation helvétique qui paye le loyer de cette ambassade. Un autre fonctionnaire congolais œuvrant à l’Union africaine (UA) a affirmé que le Congo est interdit de parole, faute d’avoir payé sa redevance.

Un troisième fonctionnaire en poste à l’OMS, à Genève, a déclaré que la RDC est interdite de parole pour les mêmes raisons.

Depuis 2006, la RDC doit 50.000 USD à l’initiative des pays des Grands lacs pour la lutte contre le Sida. Le Rwanda se serait même proposé de payer la part de la RDC pour faire avancer le processus, a rapporté la même source.

Pour ces fonctionnaires, le Congo peut faire entendre sa voix dans le concert des nations. Et pour parler du haut de la tribune des nations, il faut payer sa quote-part. Selon eux, la RDC a amplement les moyens de payer ses redevances envers les institutions internationales. Mais ce qui manque, c’est la volonté politique, a conclu la source.

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