Dernier hommage d'un fils à son père: JP Bemba à Bruxelles
Selon Radio France Internationale captée à Kinshasa, la Cour Pénale Internationale (CPI) a accordé une dérogation spéciale au Sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, qui se trouve en détention depuis juillet 2008 à son centre pénitencier de La Haye, lui permettant d'aller s'incliner devant la dépouille mortelle de son père, Jeannot Bemba Saolona, lui aussi sénateur, décédé le mercredi 1er juillet à Bruxelles. C'est en principe ce mercredi 8 juillet, dans la matinée, que le détenu devrait se rendre dans la capitale belge, l'espace de quelques heures, selon le scénario d'un' voyage aller-retour.
Une fois cette formalité accomplie, le corps de Jeannot Bemba pourrait être embarqué dans la soute de l'avion' devant l'amener à Kinshasa, Selon le programme en circulation au lieu du deuil, dans sa résidence de Gombe, les funérailles à Kinshasa devraient prendre deux jours, avant lé transfert à Gemena, vendredi, et l'inhumation, samedi, dans la même localité.
C'est la déception du côté de la famille Bemba et de son parti, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), où l'on pensait qu'en cette circonstance douloureuse, l'administration de la CPI allait faire preuve de clémence et autoriser le « Chairman » à assister aux funérailles de son illustre père, à Kinshasa et à Gemena, en territoire congolais. Sans détours, l'on considère le traitement réservé à Bemba-fils comme une grande humiliation pour une personnalité qui garde encore son statut de parlementaire et qui fut Vice- Président de la République, de 2003 à 2006, et qui ne fut battue qu'au second tour de l'élection présidentielle.
Le régime policier auquel il est soumis, avant d'avoir, été reconnu formellement coupable et condamné, pousse nombre d'observateurs à se poser des questions sur les non dits d'un dossier q.ue ses avocats et les cadres de son parti croient souffrir d'une forte politisation.
Qu'à cela ne tienne ! Jean-Pierre Bemba va certainement saisir l'opportunité lui offerte pour rendre un hommage appuyé à un père qui aura suivi pas à pafs ses démêlés judiciaires à la^CPI, depuis mai 2008, et participé à toutes les audiences procédurales.
Le refus de la CPI de lui permettre de participer aux funérailles de celui que tous les Congolais et les expatriés saluent comme un « baobab » économique, financier et politique de ta RDC laisse un arrière-goût amer sur de nombreuses langues. D'aucuns sont tentés de croire que les juges de cette juridiction internationale partageraient le sentiment du Procureur Luis Moreno Ocampo, pour qui la fuite de Jean-Pierre Bemba serait à craindre.
Quid de la libération provisoire ?
Au début de ce mois, des médias périphériques ont fait état de la saisine, par la CPI, des gouvernements belge, français, néerlandais et portugais, au sujet de leur engagement ou non à accueillir Jean-Pierre Bemba sur leurs territoires, au cas où il serait bénéficiaire d'une liberté provisoire. Le délai butoir annoncé pour la suite à réserver à cette requête, à savoir le 10 juillet 2009, approche au triple galop, sans que l'on sache si les officiels concernés sont favorables ou non à la présence de Bemba dans leurs pays, sous le statut de prévenu libre.
A la lumière des restrictions qui entourent son séjour éclair en Belgique, tout porte à croire que les chances d'une libération provisoire du leader du MLC sont fort minimes. Coïncidence que certains trouvent troublante, le Procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno Ocampo, a choisi de venir en mission en RDC, plus précisément en Ituri, au moment où la spéculation bat son plein autour de la relaxation temporaire ou non de Jean-Pierre Bemba, qu'il poursuit pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, " dans l'affaire des exactions commises par ses soldats en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003.
Même si l'objet de sa visite est la sensibilisation des autochtones, des victimes et des témoins sur les réalités de la procédure enclenchée contre les seigneurs de guerre de l'Ituri, à savoir Thomas Lubanga, Germain Katanga et Matthieu Ngudjolo, tous trois actuellement en détention,à La Haye, il se trouve toujours des Congolais pour le suspecter de vouloir encore chercher des poux sur la tête de Jean-Pierre Bemba, au regard de son passé politique et militaire en Province Orientale, à l'époque de la célèbre opération « Effacez le tableau ».
Une fois cette formalité accomplie, le corps de Jeannot Bemba pourrait être embarqué dans la soute de l'avion' devant l'amener à Kinshasa, Selon le programme en circulation au lieu du deuil, dans sa résidence de Gombe, les funérailles à Kinshasa devraient prendre deux jours, avant lé transfert à Gemena, vendredi, et l'inhumation, samedi, dans la même localité.
C'est la déception du côté de la famille Bemba et de son parti, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), où l'on pensait qu'en cette circonstance douloureuse, l'administration de la CPI allait faire preuve de clémence et autoriser le « Chairman » à assister aux funérailles de son illustre père, à Kinshasa et à Gemena, en territoire congolais. Sans détours, l'on considère le traitement réservé à Bemba-fils comme une grande humiliation pour une personnalité qui garde encore son statut de parlementaire et qui fut Vice- Président de la République, de 2003 à 2006, et qui ne fut battue qu'au second tour de l'élection présidentielle.
Le régime policier auquel il est soumis, avant d'avoir, été reconnu formellement coupable et condamné, pousse nombre d'observateurs à se poser des questions sur les non dits d'un dossier q.ue ses avocats et les cadres de son parti croient souffrir d'une forte politisation.
Qu'à cela ne tienne ! Jean-Pierre Bemba va certainement saisir l'opportunité lui offerte pour rendre un hommage appuyé à un père qui aura suivi pas à pafs ses démêlés judiciaires à la^CPI, depuis mai 2008, et participé à toutes les audiences procédurales.
Le refus de la CPI de lui permettre de participer aux funérailles de celui que tous les Congolais et les expatriés saluent comme un « baobab » économique, financier et politique de ta RDC laisse un arrière-goût amer sur de nombreuses langues. D'aucuns sont tentés de croire que les juges de cette juridiction internationale partageraient le sentiment du Procureur Luis Moreno Ocampo, pour qui la fuite de Jean-Pierre Bemba serait à craindre.
Quid de la libération provisoire ?
Au début de ce mois, des médias périphériques ont fait état de la saisine, par la CPI, des gouvernements belge, français, néerlandais et portugais, au sujet de leur engagement ou non à accueillir Jean-Pierre Bemba sur leurs territoires, au cas où il serait bénéficiaire d'une liberté provisoire. Le délai butoir annoncé pour la suite à réserver à cette requête, à savoir le 10 juillet 2009, approche au triple galop, sans que l'on sache si les officiels concernés sont favorables ou non à la présence de Bemba dans leurs pays, sous le statut de prévenu libre.
A la lumière des restrictions qui entourent son séjour éclair en Belgique, tout porte à croire que les chances d'une libération provisoire du leader du MLC sont fort minimes. Coïncidence que certains trouvent troublante, le Procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno Ocampo, a choisi de venir en mission en RDC, plus précisément en Ituri, au moment où la spéculation bat son plein autour de la relaxation temporaire ou non de Jean-Pierre Bemba, qu'il poursuit pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, " dans l'affaire des exactions commises par ses soldats en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003.
Même si l'objet de sa visite est la sensibilisation des autochtones, des victimes et des témoins sur les réalités de la procédure enclenchée contre les seigneurs de guerre de l'Ituri, à savoir Thomas Lubanga, Germain Katanga et Matthieu Ngudjolo, tous trois actuellement en détention,à La Haye, il se trouve toujours des Congolais pour le suspecter de vouloir encore chercher des poux sur la tête de Jean-Pierre Bemba, au regard de son passé politique et militaire en Province Orientale, à l'époque de la célèbre opération « Effacez le tableau ».
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