PURGE AU SEIN DE LA MAGISTRATURE: OBSERVATIONS PERSONNELLES

Publié le par kayembe

PURGE AU SEIN DE LA MAGISTRATURE: OBSERVATIONS PERSONNELLES

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Tout en appuyant la démarche visant le rétablissement d’un ordre juste en RDC, la lecture des diverses réactions enregistrées dénonçant le caractère anticonstitutionnel des ordonnances d’organisation judiciaire portant révocation, démission d’office et mise à la retraite des magistrats civils, nous donne l’occasion de rappeler à notre peuple , le risque qu’il court lorsque par compassion ou naïveté peut-être, il sert de rempart à des collabos entrant en conflit avec leurs maîtres qui oppriment ce même peuple.

 

L’histoire récente de la RDC démontre sans ambiguïté que le drame que vit le peuple congolais en ce moment est le résultat du manque de réalisme et de patriotisme de la part de l’intellectuel congolais qui, bien que bénéficiant de la confiance parfois aveugle du peuple,  s’est souvent rallié à des personnes qui œuvrent à la destruction de notre pays et de nos valeurs.

 

Nul n’ignore que l’intellectuel congolais a à maintes reprises servi de marche pieds aux envahisseurs qui à différents moments ont commis des crimes ignobles en RDC sous diverses appellations d’associations des malfaiteurs notamment : Les BANYAMULENGE, l’AFDL, le RCD, le CNDP, et j’en passe…

 

A chaque fois qu’il s’est trouvé en désaccord avec l’envahisseur, l’intellectuel congolais n’a pas hésité à changer de camp et de discours. Il revenait au peuple sans lui rendre compte comme si celui-ci n’avait aucun droit !.

 

C’est pourquoi, chaque fois que l’envahisseur voulait à son tour changer de stratégie, il répudiait sans aménagement des collabos congolais qui ne lui étaient plus utiles dans la mesure ou il trouvait toujours au sein de leur classe politique d’autres candidats prêts à trahir juste pour quelques promesses d’avantages chimériques.

 

L’envahisseur avait alors compris qu’avec une telle classe politique, même l’exercice du pouvoir en RDC était désormais possible et qu’il pouvait y travailler.

 

TROP c’est TROP.

 

Les choses doivent maintenant changer. L’intellectuel congolais doit désormais apprendre à travailler avec le peuple et pour l’intérêt de ce dernier. Un message fort et sans ambiguïté doit être lancé à tous les acteurs politiques qui doivent choisir leur camp : Ou ils sont avec le peuple et ils le respectent, ou ils restent dans le camp de l’envahisseur et s’exposent au châtiment lui réservé quelque soit l’issue de leurs arrangements. Le peuple ne devra plus servir de marche pieds à des anciens collabos déchus.

 

Parlant des magistrats sanctionnés, nous savons tous que :

 

Nos magistrats qui passent dans le camp des victimes aujourd’hui, savaient très bien qu’ils sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis lorsque d’un œil complaisant , ils laissaient les politiciens faire voter des lois qui amnistiaient des personnes reconnues à travers le monde entier comme ayant massacré, tué et violé des millions des congolais.

 

Nos magistrats savaient aussi qu’ils renonçaient tacitement à leur propre indépendance quand pour conserver les postes qu’ils croyaient occuper par faveur, croisaient les bras au moment ou les politiciens ignoraient carrément l’existence des mandats d’arrêts lancés par eux contre des auteurs des crimes odieux déclarant sans gêne que l’arrestation des personnes ayant commis des viols massifs et des meurtres sur des populations congolaises sans défense ne pouvait être considérée comme une priorité aux yeux des autorités congolaises pourtant en charge de la protection des mêmes citoyens et de leurs biens.

 

De même, en s’abstenant de se saisir du conflit de compétence entre le Parlement et la Présidence de la République au sujet de la décision verbale très controversée du chef de l’état d’inviter unilatéralement des troupes étrangères en RDC pour des opérations militaires, nos magistrats savaient que ce refus  de faire usage de leur droit ,l’usait .

 

Enfin, en cautionnant le limogeage rocambolesque du président de la chambre basse du parlement, pour le simple fait d’avoir fait usage de son droit universel à la parole en avouant n’avoir pas été associé à cette démarche du chef de l’état, nos magistrats, très préoccupés par les petits intérêts qu’offraient leurs postes, ne savaient peut être pas qu’ils ouvraient la voie à l’illégalité et que le prochain tour serait le leur. Sauront-ils se prévaloir aujourd’hui de leur propre turpitude ?

 

Si nous voulons réellement sauver ce pays, notre façon de faire de la politique doit désormais consister non seulement à dénoncer les méfaits de l’envahisseur mais à condamner aussi et au même titre leurs complices car en l’absence du complice, l’envahisseur sera démasqué. Encore faut –il qu’il soit présent à tous les postes pour agir.

 

Agir autrement serait suicidaire pour notre peuple qui s’enfonce de jour en jour dans une forme d’esclavagisme qui ne dit pas son nom.

 

Qu’adviendra-t-il lorsqu’un envahisseur sera nommé à la tête de l’armée comme chef d’état major général? Cela paraît comme une utopie en ce moment alors qu’en réalité c’est ce qui se trame tout bas sous l’œil encore complaisant et irresponsable des complices en charge des dossiers de ce genre.

 Il n’est point nécessaire de rappeler qu’au sein de notre armée, cette tribu renferme à elle seule le nombre le plus élevé d’officiers généraux qu’aucune autre tribu de la RDC ne compte.

 

 Les complices qui collaborent à cette besogne en seront conscients lorsqu’il leur sera demandé de quitter leurs postes au profit des envahisseurs ! Et ça sera le coup de grâce, car le régime du fouet réapparaîtra même dans nos rues. L’histoire raconte d’ailleurs que c’est une des spécialités de l’envahisseur.

 

L’intellectuel congolais (surtout l’homme politique) doit apprendre à dire NON à l’injustice, NON à toute nouvelle forme de colonisation, NON à la dictature.

Si l’exemple vient d’en haut, le peuple suivra sûrement.

 

 Les congolais qui sont aux affaires aujourd’hui doivent comprendre que les postes qu’ils occupent aujourd’hui à divers niveaux de la hiérarchie ne leur ont pas été confiés par faveur. La magnanimité n’est pas de ce monde et on ne se fait pas des cadeaux en politique.

 Ils doivent apprendre à ne faire que du bien pour l’intérêt de la communauté toute entière.

Ils doivent savoir chasser la peur de n’avoir pas été assez reconnaissant ni de n’avoir pas assez servi le magnanime bienfaiteur car ils ne sont pas au service d’une personne mais de la nation qu’ils sont tenus de servir avec probité et dévouement.

 

Quant à nos magistrats qui viennent gonfler les rangs des opprimés, ils devraient faire leur mea culpa pour avoir servi les intérêts d’un pouvoir qui les a utilisés pour humilier son peuple.

Ils doivent faire de même à l’égard de leurs collègues qui les remplacent en leur disant clairement et sincèrement de ne pas avoir le même comportement qu’eux ; d’œuvrer pour que la justice triomphe dans le pays.

 

 Ceux qui prennent la relève doivent savoir quant à eux, qu’ils ne sont pas plus méritants que leurs prédécesseurs et que s’ils se comportent comme eux ; ils subiront le même sort. Ils ne doivent pas asseoir leur pouvoir sur des injustices, pour faire plaisir ou obéir à un supérieur.

 

 La meilleure preuve de leur engagement à servir le peuple sera de se saisir des nombreuses plaintes et dénonciations faites par-ci par-là en rapport avec la situation de leurs prédécesseurs et des autres cas non encore prescrits.

 La liste est bien longue.

 

Nous prenons quant à nous, l’engagement de vous observer et d’agir au moindre dérapage.

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